Le triomphe de la foi victorieuse.

01

On appelle nakba à la situation dans laquelle vit le peuple palestinien depuis la création de l’état d’Israël dans leur terre : humiliation, dépossession et extermination.

Un autre terme, qui partage les mêmes racines que le mot nakba, est utilisé pour désigner les survivants d’un autre génocide qui eut lieu de l’autre côté de la Méditerranée, il y a 400 ans : le peuple andalou.

Ce terme, inclus dans le dictionnaire de la RAE (L’Académie espagnole de la langue) malgré la controverse de son origine, est fel-lah menkub, “paysan malheureux”. Le terme a évolué phonétiquement jusqu’au mot flamenco pour désigner un type de musique et une attitude particulière dans la vie.

Ainsi, les fel-lah menkub étaient tous les paysans et petits propriétaires juifs et musulmans – parfois gitans, et parfois gadjos – qui habitaient les terres de l’ancien territoire connu comme Al-Andalus. Ces habitants, après l’arrivée des Rois Catholiques au pouvoir, furent dépossédés de leurs terres, leurs maisons, leur langue et leur mode de vie.  Ils se convertisent en énemis d’état, de la même façon que les palestiniens.

Ils avaient souffert leur propre nakba (malheur) et étaient, pourtant, désignés mankubun (malheureux).

Macarena Cortés Alcázar

02

Ni l’église

Ni Castille

ne peuvent oublier

qu’elles sont arrivées

à notre Andalousie

avec la crinière

du crime

Federico García Lorca

03

Sans image

04

Abya Yala, Andalousie, Palestine

L’action implacable du temps ne fait pas disparaître le souvenir de toi ni ton expérience. Ni l’arme avec laquelle tu milites pourra jamais cracher du sang comme celle de ton ennemi. Ta force est leur négation. Ton illusion, leur désespération. Ta volonté de vivre s’élève sur les squelettes pourris et rouillés, de même que les plantes vainquent toujours l’asphalte. Même si notre liberté est enfermée, même si nos terres sont violées.

USA, Espagne, Israël

Notre paradis sur la terre, prostitué par les froids fils d’une bureaucratie étatique. État(s) sioniste(s) : le plaisir douloureux, le divertissement désespérant distrait ton existence maudite. Tes dirigeants sont des monstres, ton peuple : fleurs fanées. L’humanité à nu traîne parmi des engrenages et des capotes usées. L’humanité habillée se lève et ramasse l’histoire, mille fois attaquée. 

05

seul depuis la force la plus puissante du présent avons nous le droit d’interpréter le passé

nous ne nions pas l’histoire, seulement celle dont leur domination provoque la décadence de la vie.

l’histoire doit servir la vie dans son développement, elle ne doit pas être rendue monumentale.

en conséquence, nous précisons d’une histoire qui puisse nous parler et nous orienter dans notre présent, une histoire qui nous pousse vers l’avenir.

une histoire qui ne nous arrête pas, qui ne nous fige pas dans un passé impossible à vivre.

Carmen Virusa & Fatima Azhara (pseudónimo) (2021) Le triomphe de la foi victorieuse. En Revista Attaques n° 03. Editada por Laurent Cauwet. A partir de p. 246. ISBN : 978-2-37896-248-7. EAN : 9782378962487. https://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=8646&menu=2&fbclid=IwAR332wHWvi5UDU57ukVu8nyfD6XSi4VLoI6TnD6Nz6PBn-ew8QEwnsP7Sgo

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